terça-feira, 12 de março de 2019

Fim de uma época: Argélia 1 – Bouteflikas 0


Bouteflika retira-se, com carta à Nação, mas o seu clan familiar não quer sair de cena e tenta ganhar tempo (eleições adiadas e sem data marcada). Em Tizi-Ouzou (coração da Kabília) há festa e quer-se o fim do sistema e a instauração da II República. O PREC começou e a hierarquia militar vai ter de “segurar as pontas”... https://www.youtube.com/watch?v=tGAR3BYaQJA


Para o ‘Le Point’, a Argélia mostra prudência face aos "engagements" de Bouteflika:

“L'Algérie aura un nouveau président avant la fin de l'année 2019. C'est ce qu'ont assuré lundi soir les autorités du pays, après la décision d'Abdelaziz Bouteflika de renoncer à briguer un cinquième mandat à la tête du pays.

“Dans un message à la nation publié par l'agence officielle APS, le président algérien, resté longtemps à Genève pour des examens médicaux alors que le peuple manifestait contre sa candidature, avait dans un même temps annoncé le report de l'élection présidentielle prévue initialement pour le 18 avril 2019.

“Dans ce message, Abdelaziz Bouteflika précise que l'élection présidentielle aura lieu "dans le prolongement d'une conférence nationale" chargée de réformer le système politique et d'élaborer un projet de Constitution d'ici à fin 2019.

“Dans les rues d'Algérie, les réactions étaient mitigées en milieu de soirée lundi, rapporte Le Monde, après ces annonces. Car si nombreux sont les Algériens qui se réjouissent de la décision d'Abdelaziz Bouteflika de renoncer à briguer un nouveau mandat, nombreux sont aussi ceux qui s'interrogeaient sur ce fameux report de l'élection présidentielle.



“Lundi soir, Ramtane Lamamra, nouvellement nommé vice-Premier ministre, a donc éclairci la situation en annonçant à RFI que des élections libres seraient organisées en Algérie avant la fin de l'année 2019. "Il appartient maintenant aux femmes, aux hommes et surtout aux jeunes de ce pays de se hisser au niveau, au diapason de cette responsabilité historique", a-t-il déclaré à Radio France Internationale. "Nous n'avons pas droit à l'erreur, je crois qu'ensemble nous bâtirons cet avenir meilleur pour le peuple algérien", a-t-il ajouté.

“Dans la foulée de l'annonce du renoncement d'Abdelaziz Bouteflika, le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia a présenté sa démission. Il a été remplacé par Nourreddine Bedoui qui occupait jusqu'à présent le poste de ministre de l'Intérieur. C'est à lui qu'incombe la tâche de former un nouveau gouvernement. Pour ce faire, il sera épaulé du vice-Premier ministre Ramtane Lamamra, également nommé ministre des Affaires étrangères, un poste qu'il a occupé de 2013 à 2017....”



A carta de Bouteflika à Nação, distribuída pela oficial Agence de Presse Algérienne

“Chères concitoyennes,
Chers concitoyens,

L'Algérie traverse une étape sensible de son Histoire. Ce 8 mars, pour le troisième vendredi consécutif, d'importantes marches populaires ont eu lieu à travers le pays. J'ai suivi ces développements et, comme je vous l'ai déjà annoncé le 3 de ce mois, je comprends les motivations des nombreux compatriotes qui ont choisi ce mode d'expression dont je tiens, une fois de plus, à saluer le caractère pacifique.

Je comprends tout particulièrement le message porté par les jeunes en termes, à la fois, d'angoisse et d'ambition pour leur avenir propre et pour celui du pays. Je comprends aussi le décalage qui a pu être source de préoccupation entre, d'un côté, la tenue de l'élection présidentielle à une date techniquement appropriée en tant que jalon de gouvernance dans la vie institutionnelle et politique et, de l'autre, l'ouverture, sans délai indu, du vaste chantier, politiquement hautement prioritaire, de conception et de conduite de réformes profondes dans les domaines politique, institutionnel, économique et social, avec la participation la plus large possible et la plus représentative de la société algérienne, y compris la juste part devant revenir aux femmes et aux jeunes. Je comprends enfin que le projet rénovateur de notre État-nation, dont je vous ai annoncé les principales articulations, gagnerait à bénéficier d'un surcroît de clarifications et être préparé, pour chasser tout doute des esprits, par la réunion des conditions de son appropriation par toutes les couches sociales et les composantes de la Nation algérienne.

En toute fidélité au serment que j'ai fait devant le peuple algérien de protéger et de promouvoir en toutes circonstances les intérêts bien compris de notre Patrie, et après les consultations institutionnelles requises par la Constitution, j'invoque la grâce et le soutien de Dieu Tout-Puissant pour me prévaloir des valeurs supérieures de notre peuple dont nos glorieux martyrs et nos valeureux moudjahidine ont consacré l'immortalité pour présenter à l'adresse de vos cœurs et à vos consciences les décisions suivantes:

Premièrement: il n'y aura pas de cinquième mandat et il n'en a jamais été question pour moi, mon état de santé et mon âge ne m'assignant comme ultime devoir envers le peuple algérien que la contribution à l'assise des fondations d'une nouvelle République en tant que cadre du nouveau système algérien que nous appelons de tous nos vœux. Cette nouvelle République et ce nouveau système seront entre les mains des nouvelles générations d'Algériennes et d'Algériens qui seront tout naturellement les principaux acteurs et bénéficiaires de la vie publique et du développement durable dans l'Algérie de demain.

Deuxièmement: il n'y aura pas d'élection présidentielle le 18 avril prochain. Il s'agit ainsi de satisfaire une demande pressante que vous avez été nombreux à m'adresser dans votre souci de lever tout malentendu quant à l'opportunité et à l'irréversibilité de la transmission générationnelle à laquelle je me suis engagé. Il s'agit aussi de faire prévaloir la noble finalité des dispositifs juridiques qui réside dans une saine régulation de la vie institutionnelle et dans l'harmonie des interactions socio-politiques, sur une observation rigide d'échéances pré-établies. Le report de l'élection présidentielle qui a été réclamé vient donc pour apaiser les appréhensions qui ont été manifestées afin d'ouvrir la voie à la généralisation de la sérénité, de la quiétude et de la sécurité publique, dans l'objectif d'entreprendre ensemble les actions d'importance historique qui permettront de préparer le plus rapidement possible l'avènement d'une nouvelle ère en Algérie.

Troisièmement: dans la perspective d'une mobilisation accrue des pouvoirs publics et du rehaussement de l'efficacité de l'action de l'État dans tous les domaines, j'ai décidé de procéder tout prochainement à des changements importants au sein du gouvernement. Ces changements constitueront une réponse adéquate aux attentes dont vous m'avez saisi, ainsi qu'une illustration de ma réceptivité à l'exigence de reddition de comptes et d'évaluation rigoureuse dans l'exercice des responsabilités à tous les niveaux et dans tous les secteurs.

Quatrièmement: la conférence nationale inclusive et indépendante sera une enceinte dotée de tous les pouvoirs nécessaires à la discussion, l'élaboration et l'adoption de tous types de réformes devant constituer le socle du nouveau système que porte le lancement du processus de transformation de notre État-nation, que j'estime être ma mission ultime en parachèvement de l'œuvre dont Dieu Tout-Puissant m'a accordé la capacité et pour laquelle le peuple algérien m'a donné l'opportunité.

Cette conférence sera équitablement représentative de la société algérienne comme des sensibilités qui la parcourent, organisera librement ses travaux, sous la direction d'une instance présidentielle plurielle, avec à sa tête un président qui sera une personnalité nationale indépendante, consensuelle et expérimentée. La conférence doit s'efforcer de compléter son mandat avant la fin de l'année 2019.

Le projet de Constitution qui émanera da la conférence sera soumis à un référendum populaire. La conférence nationale indépendante fixera souverainement la date de l'élection présidentielle à laquelle je ne serai en aucun cas candidat.

Cinquièmement: l'élection présidentielle qui aura lieu dans le prolongement de la conférence nationale inclusive et indépendante sera organisée sous l'autorité exclusive d'une commission électorale nationale indépendante dont le mandat, la composition et le mode de fonctionnement seront codifiés dans un texte législatif spécifique qui s'inspirera des expériences et des pratiques les mieux établies à l'échelle internationale. La création d'une commission électorale nationale indépendante est décidée pour répondre à une revendication largement soutenue par les formations politiques algériennes ainsi qu'à une recommandation constante des missions d'observation électorale des Organisations internationales et régionales invitées et reçues par l'Algérie lors des consultations électorales nationales précédentes.

Sixièmement: dans le but de contribuer de manière optimale à la tenue de l'élection présidentielle dans des conditions incontestables de liberté, de régularité et de transparence, il sera formé un gouvernement de compétences nationales bénéficiant du soutien des composantes de la conférence nationale. Ce gouvernement assumera la supervision des missions de l'administration publique et des services de sécurité et apportera sa pleine collaboration à la commission électorale nationale indépendante. Pour sa part, le Conseil constitutionnel assumera, en toute indépendance, les pouvoirs que lui confèrent la Constitution et la loi en matière d'élections présidentielles.

Septièmement: je m'engage solennellement devant Dieu le Tout-Puissant et devant le peuple algérien à ne ménager aucun effort pour que les institutions, structures, démembrements de l'État et collectivités locales se mobilisent pour concourir à la pleine réussite de ce plan de travail. Je m'engage également à veiller à ce que toutes les institutions constitutionnelles de la République poursuivent scrupuleusement l'accomplissement de leurs missions respectives et exercent leurs pouvoirs respectifs au service exclusif du peuple algérien et de la République. Je m'engage enfin, si Dieu m'accorde vie et assistance, à remettre les charges et les prérogatives de président de la République au successeur que le peuple algérien aura librement élu.

Chères concitoyennes,
Chers concitoyens,

Voici la voie du salut que je vous invite à emprunter ensemble pour prémunir l'Algérie contre des épreuves, des déchirements et des déperditions d'énergies.

Voici la voie d'un sursaut collectif pacifique pour permettre à l'Algérie de réaliser tout son potentiel dans une démocratie épanouie, digne des gloires de l'Histoire de notre Nation.

Voici la voie dans laquelle je vous demande de me suivre et de m'aider.

Gloire éternelle à nos vaillants martyrs.”


Algérie: après l'euphorie, le doute

Para os contestários, que nas últimas três semanas encheram as ruas aos milhões, Bouteflika com esta carta “está a gozar com o povo” e "a prolongar por mais um ano, de forma inconstitucional, o seu mandato, que acaba no próximo 28 de Abril”.

“É um verdadeiro golpe de Estado, a última armadilha de Bouteflika ao povo argelino, numa manobra capitaneada pelo seu irmão mais novo que já é o verdadeiro chefe de Estado”, acrescentam outros. Os argelinos continuam, entretanto, a esperar que o CEMGFA, general Gaid Salah, um berbére, decida “proteger o povo e não um clan”...

Conclusão: na próxima sexta-feira, a Argélia vai voltar às ruas. Então e aí, se verá que horizonte se desenha para a segunda parte do último desafio de Bouteflika e seu clan familiar...

sábado, 9 de março de 2019

Porque nos Ameaça o Integrismo Islamista

 

Berbére, nascido no seio da elite marroquina, ex-preso político (durante 20 anos...), historiador e romancista exilado há muitos anos em França, Raouf Oufkir é um especialista do Norte de África e das matérias do integrismo e do terrorismo islamistas. Os actuais acontecimentos da Argélia pedem uma revisitação do seu “Pourquoi l’intégrisme nous menace?” que, não sendo uma obra sobre a Argélia, fornece muita informação (Oufkir revela aqui, por exemplo, como foi, em 1991, um dos primeiríssimos ocidentais a saber quem era Bin Laden e qual era o seu projecto religioso-político-militar...) e oferece também um quadro de análise para a situação no Norte de África e para o "cancro” islamista (o termo é do próprio Oufkir) na Europa.



O Problema do Modelo Chinês de Xi Jinping - Foreign Affairs

Quando o Congresso Nacional do Povo se reúne em Pequim, numa sessão de duas semanas, para debater a situação e os seus desafios, a revista americana Foreign Affairs, ligada ao CFR, publica um balanço do que tem sido a todo-poderosa direcção do presidente Xi Jinping, seus resultados (esperados e inesperados...) e os desafios que enfrenta e até alguns novos que criou. Uma análise muito interessante (quer se concorde ou não com ela, em parte ou em todo) e de leitura imprescindível para quem segue (mesmo que de longe) a matéria, nestes tempos de guerra económica aberta ou, talvez dizendo melhor, nestes tempos em que a guerra entre a China e os Estados Unidos ainda se restringe ao campo económico.



Why Its Successes Are Becoming Liabilities

By Elizabeth C. Economy | Foreign Affairs | March 6, 2019 | China Politics & Society

As China’s National People’s Congress and its advisory body, the Chinese People’s Political Consultative Conference, gather this March in Beijing for their annual two-week sessions to discuss the country’s challenges and path forward, President Xi Jinping may well be tempted to take a victory lap. Within his first five years in office, he has pioneered his own style of Chinese politics, at last upending the model Deng Xiaoping established 30 years ago. As I wrote in Foreign Affairs last year (“China’s New Revolution,” May/June 2018), Xi has moved away from Deng’s consensus-based decision-making and consolidated institutional power in his own hands. He has driven the Chinese Communist Party (CCP) more deeply into Chinese political, social, and economic life, while constraining the influence of foreign ideas and economic competition. And he has abandoned Deng’s low-profile foreign policy in favor of one that is ambitious and expansive.

And yet the mood in Beijing is far from victorious. As Xi begins his second five-year term as CCP general secretary and (soon) president, there are signs that the new model’s very successes are becoming liabilities. Too much party control is contributing to a stagnant economy and societal discontent, while too much ambition has cooled the initial ardor with which many in the international community greeted Xi’s vision of a new global order “with Chinese characteristics.”

Parte inferior do formulário
Xi has given few signals publicly that anything has gone awry: the first speeches of his second term even suggest that he is doubling down on his current approach. Doing so will only exacerbate the challenges that are emerging. But fortunately, because most of the country’s current problems are of Xi’s own making, he still has both the time and the power to correct his course.

HE’S GOT THE WHOLE WORLD IN HIS HANDS

Xi’s accomplishments to date are undeniable. His efforts to consolidate institutional power paid off in March 2018, when he successfully maneuvered to eliminate the two-term limit on the presidency, ensuring that he could continue to hold three of the country’s most powerful positions—CCP general secretary, chairman of the Central Military Commission, and president—through at least 2027, if not beyond. His anticorruption campaign also continued to gain steam: in 2018, 621,000 officials were punished, a marked increase over the 527,000 detained in 2017. And dozens of universities have raced to establish new institutes and departments devoted to the study of Xi Jinping thought, a 14-point manifesto that includes the inviolability of CCP leadership, the rule of law, enhanced national security, and socialism with Chinese characteristics, among other broad commitments.

Under Xi’s leadership, the party now has eyes everywhere—literally. As many as 200 million surveillance cameras have already been installed in an effort to reduce crime and control social unrest. The surveillance technology will also play an essential role in the 2020 national rollout of the country’s social credit system, which will evaluate people’s political and economic trustworthiness and reward and punish them accordingly. The CCP has now established party committees within nearly 70 percent of all private enterprises and joint ventures, in order to ensure that the businesses advance the interests of the state. Beijing has also succeeded in constraining outside influences: thanks to a law passed two years ago, for example, the number of foreign nongovernmental organizations operating in China has fallen from more than 7,000 to just over 400. And “Made in China 2025”—China’s plan to protect its domestic firms from foreign competition in ten areas of critical cutting-edge technology—is well under way. The Sichuan provincial government, for example, has stipulated that for 15 types of medical devices, hospitals will be reimbursed only for procedures that use Chinese-manufactured devices.

Xi’s efforts to establish greater control at home have been matched by equally dramatic moves to assert control over areas China considers its sovereign territory. Xi has militarized seven artificial features in the South China Sea, and in January 2019, a Chinese naval official suggested that China might “further fortify” the islets if it feels threatened. As Beijing negotiates a South China Sea code of conduct with the Association of Southeast Asian Nations, it seeks to exclude non-ASEAN or Chinese multinationals from oil exploration and to bar foreign powers from conducting military drills, unless agreed to by all signatories. Meanwhile, Xi has increased the mainland’s political and economic control over Hong Kong, banning a pro-independence political party, calling on the Hong Kong media to resist pressure from “external forces” to criticize or challenge Beijing, and constructing a rail terminal on Hong Kong territory, which includes a customs check by China for travel to the mainland. Xi has also adopted a range of coercive economic and political policies toward Taiwan, including reducing the number of mainland tourists to the island, successfully persuading multinationals not to recognize Taiwan as a separate entity, and convincing five countries to switch their diplomatic recognition from Taiwan to the mainland, to try to advance his sovereignty claims. The Belt and Road Initiative—Xi’s grand-scale connectivity plan—now extends beyond Asia, Europe, and Africa to include Latin America. A little more than a year ago, the People’s Liberation Army set up a logistics base in Djibouti, and in private conversations, Chinese military officials acknowledge that scores more could follow.

Even as China expands its hard infrastructure—ports, railroads, highways, and pipelines—it has become an increasingly essential player in the technology sphere. Brands such as Alibaba, Lenovo, and Huawei have gone global, and more are on the horizon. A book by the Chinese tech guru Kai-Fu Lee proclaims that China will inevitably dominate in artificial intelligence—unsurprisingly, the book has become an international bestseller. Although Lee’s prediction may yet fall short, China is laying the foundation for AI leadership: two-thirds of the world’s investment in AI is in China, and China already boasts a commanding presence in areas such as drone and facial recognition technologies. 

All these successes have made China attractive to smaller countries not only as an economic partner but as an ideological standard-bearer. Xi has admonished that the so-called China model offers countries disenchanted with Western-style market democracy a different path to development. In countries such as Ethiopia, Tanzania, and Uganda, the message resonates, and officials are learning from their Chinese counterparts how to control the media and constrain political dissent.

WITH GREAT POWER COMES GREAT PROBLEMS

For all its successes so far, however, the Xi model, fully realized, may simply be too much of a good thing. Too much party control—perhaps too consolidated into Xi’s hands—has contributed to economic stagnation. The constant stream of often competing directives from Beijing has produced paralysis at the local level. In August 2018, China’s Finance Ministry reinforced an earlier directive calling on local governments to issue more bonds to support infrastructure projects to help boost the slowing economy; many local governments had been resisting the government’s call because the projects have low returns. That same month, however, Beijing announced that officials who failed to implement Beijing’s policies could lose their jobs or be expelled from the party.

Xi’s predilection for state control in the economy has also starved the more efficient private sector of capital. His desire for enhanced party control within firms led one state-owned enterprise head to quit; he commented privately that the party committees wanted to make decisions but wouldn’t take responsibility when they failed. Evidence of economic distress abounds. The government is deleting statistics from the public record, a sure sign that things are not moving in the right direction. One economist has suggested that growth in 2018 fell to 1.67 percent, and the Shanghai stock market turned in the worst performance of any stock market in the world. Birthrates, which correlate closely with economic growth and optimism, fellto their lowest rate since 1961. Beijing has pulled back on its air pollution reduction targets—after some noteworthy initial success—out of concern that pollution control measures might further slow the economy.

The economic downturn has also stoked social discontent. Multiprovince strikes have galvanized crane operators as well as workers in food delivery and van delivery. A nationwide trucker strike erupted in the summer of 2018, as the online platform Manbang established a competitive bidding system that exerted downward pressure on haulage fees, highlighting the potentially disruptive effect of the gig economy on the Chinese work force. Most troubling to Xi, however, was likely the news that university Marxist groups were converging on Shenzhen’s Jasic Technology plant to stand beside workers and retired party cadres in support of efforts to organize independent labor unions. The protest was quickly shut down, but the moral legitimacy of its demands remains to be addressed. At the same time, broad social movements that cross age, gender, and class, such as those advocating women’s and LGBTQ rights, have arisen alongside the traditional protests around the environment, wages, and pensions.

Xi’s consolidation of power has not only cost China’s economy but raised suspicions around its enterprises abroad. The deepening penetration of the party into Chinese business has caused all Chinese companies to be viewed as extended arms of the CCP. Foreign firms and governments no longer have confidence that a Chinese company—private or not—can resist a CCP directive. Because of this assessment, they are cautious about drawing technology made by the Chinese national champion Huawei into their critical infrastructure.

Even the Belt and Road project risks bending under the weight of its ambitions. Some countries, including Bangladesh, Malaysia, Myanmar, Pakistan, and Sierra Leone, among others, have reconsidered the deals they’ve made with China as their debts have mounted and/or environmental, labor, and governance concerns go unaddressed. Some experts within China now question the wisdom of the country’s foreign investments as many of the large state-owned enterprises driving the Belt and Road projects dramatically increase their debt-to-asset ratios—well beyond those incurred by other countries’ firms.

Amid all this turmoil, Xi’s efforts to project Chinese soft power have fallen flat. Beijing’s draconian treatment of its Uighur Muslim population in Xinjiang and its abduction of foreign citizens in China, such as the Swedish citizen Gui Minhai or the Canadians Michael Kovrig and Michael Spavor, undermine its efforts to shape a positive narrative of international engagement and leadership. In addition, Beijing’s mobilization of its overseas students globally for political and economic purposes, such as informing on other students who do not follow the Communist Party line, has led to a backlash in a number of countries. Moreover, Xi’s regulations have created a difficult operating environment for foreign nongovernmental organizations and businesses, the two constituencies most supportive of deeper engagement with China.

THE TRUMP FACTOR

The Trump administration’s reaction to Xi has only made things worse for Beijing. Most obviously, the U.S. government’s enforcement of tariffs on $250 billion in Chinese exports to the United States has weakened Chinese consumer confidence and caused some multinational corporations to shift or consider shifting manufacturing out of China to other countries. More profoundly, however, the administration and Congress have adopted a more bare-knuckled approach to Chinese global assertiveness. The White House has enhanced relations with Taiwan, increased the number of freedom of navigation operations in the South China Sea, 
constrained  Chinese investment in areas of core U.S. technology, elevated international attention to Chinese human rights practices, and begun to compete directly with the Belt and Road Initiative through infrastructure investments in partnership with other countries, such as Australia, Japan, and New Zealand, as well as through the establishment of a new development finance institution, the U.S. International Development Finance Corporation.

The United States is not alone in resisting Xi’s charms. In the spring 2018 Pew Research Center polls, a 25-country median of 63 percent said they preferred a world in which the United States was the leading power, while 19 percent favored China (although Donald Trump himself fared poorly in the polls in comparison with Xi Jinping). Market democracies collectively have adopted a number of measures similar to those of the United States, and despite Trump’s questioning of the importance of partners and allies, his team has proved remarkably adept at coordinating approaches to many of these countries. Even in China, some intellectuals and entrepreneurs quietly state to visiting foreigners that the Trump administration provides an important bulwark against the worst excesses of the current Chinese model.

XI 2.0

For Xi to tackle the rapidly mounting problems his political model has created, he will need to undertake a significant course correction and modify many of his first-term initiatives. On the economic front, his priorities should include structural economic reform that gives preference to the private sector over state-owned enterprises and provides a level playing field for multinationals that want to do business with China. He should also take a revised approach to the Belt and Road Initiative that adopts international standards around governance—including transparency, risk management, and environmental and labor practices. Politically, China’s image and soft power would be greatly enhanced by a reduction in the government’s use of Chinese citizens abroad as tools of its political and economic objectives, a step back from its coercive policies toward Hong Kong and Taiwan, and a sharp reduction in its repressive policies toward its own citizens in Xinjiang and Tibet.

In his description of leadership, Xi is fond of using the analogy of a relay race: a baton is passed from one runner to the next, and each runner builds upon what has come before while delivering his own contribution. With the baton in Xi’s hand, the Chinese government has expanded its reach and influence at home and abroad. Yet the negative consequences of Xi’s approach—local government paralysis, a declining birthrate, and international opposition, among others—have begun to hold China back from the finish line.

Xi needs to course correct—or perhaps pass the baton to the next runner.

sexta-feira, 8 de março de 2019

Argel à beira do Apocalipse

Se Gérard de Villiers, “homem mais bem informado do mundo”, ainda fosse vivo, teríamos tido um dos seus inumeráveis romances (tenho cerca de duzentos dos que ele publicou...), publicado em Novembro passado, sobre o actual “Apocalipse em Argel”, protagonizado, claro, pelo inevitável príncipe Malko.

Depois de ter bem aviado meia-dúzia de argelinas (na cama ou em qualquer outro lado) e ter despachado uma boa dúzia de mauzões para o cemitério, Malko teria resolvido as coisas e garantido a derrota de quem as boas fontes e o nariz 
de Villiers antecipavam que seria derrotado. 


Mas como “o homem mais bem informado do mundo” (ou “The Spy Novelist Who Knows Too Much”) deixou este mundo a 31 de Outubro 2013, os acontecimentos da Argélia parecem ter apanhado toda a gente distraída e a olhar para o lado...

Em Lisboa, então, parece que ainda ninguém se apercebeu que a Argélia não é um país distante mas uma explosiva realidade mesmo à nossa porta. Não será pior se alguém (com as necessárias competências) começar a dedicar umas horas ao assunto... 



Em 24 de Agosto do ano passado, publicámos aqui um alerta para o que se preparava neste Estado do Magrebe (segunda potência militar de África, depois do Egipto, e quarta potência económica) com o título bem explícito de Argélia em risco de mergulhar no caos...




A Bandeira berbére sai da clandestinidade...



quinta-feira, 7 de março de 2019

Vítor Ramalho sobre a Lusofonia e a visita de Marcelo a Angola

Marcelo está em Angola, em visita de Estado, e está muito bem, mesmo se não conseguiu criar uma mensagem clara (ele que é uma espécie de comunicador-geral da república) sobre o que lá ia fazer e sobre a importância estratégica dos laços lusófonos em geral e dos luso-angolanos em particular.

Esta República nunca assumiu nem tem sabido sequer equacionar o carácter estratégico da Lusofonia (para qualquer um dos Estados lusófonos). Pela sua história pessoal com África, Marcelo poderá ter para esta matéria um sensibilidade superior.

Se assim fôr, poderá estar ao seu alcance dar um contributo decisivo para a superação do vazio estratégico que tem sido a Lusofonia. O mesmo é, aliás, válido para António Costa (curiosamente, ambos mais relacionados com o Indico do que com o Atlântico).

Da actual classe política portuguesa, em geral, transparecem um desconhecimento e um desinteresse imensos pelas questões da África (tanto da África atlântica como da África índica) e, mais especificamente, da Lusofonia. Para além de umas coisas da "espuma dos dias" e de algumas palavras de circunstância, pouquíssimo se encontra em português sobre estas matérias tão decisivas.

Por isso, é de destacar e saudar o contributo que, a propósito desta visita de Marcelo a Angola, é dado pelo secretário-geral da UCCLA - União das Cidades Capitais de Língua Portuguesa, Vítor Ramalho (um dos escassíssimos políticos portugueses com sensibilidade e conhecimento lusófonos), no Público desta quarta-feira, 6 de Março, e que aqui se regista, para que se saiba do que falamos quando hoje falamos de Lusofonia.


NSA Oferece Programa Avançado de Cibersegurança

Baptizado GHIDRA, é um “Reverse engineering and open source tool to research malware” que a NSA vai disponibilizar ao público. Apresentado na “RSA cybersecurity conference”, o GHIDRA será gratuito (se fosse vendido por um qualquer Bill Gates teria um valor de centenas o mesmo milhares de dólares...) e é já considerado “widely disruptive”...




Na visão do Washington Post, "In a rare show of transparency from the ultra-secretive spy agency, the NSA gave the first public demonstration of Ghidra at RSA. The formerly-internal cybersecurity tool the agency uses to "decompile" software basically transforms it from something a computer reads to something a human can read. Here's an explanation of the tool from Wired’s Lily Hay Newman".

quarta-feira, 6 de março de 2019

Como o Euro tornou Portugal (muito) mais pobre...


Se dúvidas restassem, este estudo alemão do Centrum für Europäische Politik chegaria para as dissipar de vez: Dos 8 Estados estudados pelo CEP, Portugal é um dos que mais perdeu com a adopção da “moeda única”, em números absolutos mas, se relativizarmos as perdas, somos o Estado mais negativamente afectado. Ou seja, é muito mais grave (face ao nosso PIB) para um português perder 40,6 mil euros do que para um francês perder 55,9 mil ou mesmo para um italiano perder 73,6 mil euros... O grande ganhador tem sido, é claro, a Alemanha: com o Euro, cada alemão ganhou 23,1 mil euros! Vejamos o que cada um dos oito Estados estudados perdeu ou ganhou.



20 Years of the Euro: Winners and Losers


20 years after the introduction of the euro, cep has analysed which countries have gained from the euro and which ones have lost out. This involved an analysis of how high the per-capita GDP of a specific eurozone country would have been if the euro had not been introduced.



CEP Study

In its analysis, CEP comes to the conclusion that Germany has gained most from the introduction of the euro: almost € 1.9 trillion between 1999 and 2017. This amounts to around € 23,000 per inhabitant. Otherwise, only the Netherlands has gained substantial benefits from the introducing the euro. In most of the other countries analysed, the euro has resulted in a drop in prosperity: € 3.6 trillion in France and as much as € 4.3 trillion in Italy. In France, this amounts to € 56,000 per capita and in Italy € 74,000.

PDF: 20 Years of the Euro: Winners and Losers



Master in Intelligence dell’Università della Calabria

"Roma tornou-se um grande império graças aos seus serviços secretos"

Giuseppe Gagliano | Rende (05.03.2019)| Tradução automática; o original está mais abaixo

"Roma tornou-se um grande império graças aos serviços secretos", explicou Livio Zerbini, arqueólogo e professor, como Indiana Jones, e Pró-Reitor de Direito na Universidade de Ferrara, durante conferência  no Masters de Inteligência da Universidade da Calábria, dirigido por Mario Caligiuri. Zerbini recordou ainda, pela primeira vez, a pesquisa arqueológica que realizou na Hungria, durante a guerra fria.



Ele então destacou o papel dos serviços secretos na Roma antiga, que, juntamente com o Renascimento, ilustram a Itália no mundo. Roma - disse ele - leva em sua maior extensão na morte do imperador Trajano em 117 dC, o que representa não só um dos maiores impérios da história, mas certamente o mais antigo desde a última mais de mil anos.

O professor chegou a dizer que as estratégias postas em prática durante a história romana foram estudados na segunda metade do século XX por Edward N. Luttwak, consultor da CIA, e vários presidentes americanos. Zerbini fato diz que "os analistas têm de conhecer a história para evitar erros colossais como vimos com a demarcação das fronteiras após as duas guerras mundiais ou intervenções recentes na Ásia Central, uma área onde no século XIX ocorreu o" grande jogo "Entre os russos e os espiões ingleses".

"Os romanos - ele lembrou - patrulhavam as fronteiras móveis por meio de órgãos especializados com infra-estruturas e sistemas, até mesmo criptografados, de transmissão de informações. Deste modo, durante séculos, as invasões, que definimos como bárbaras, foram enfrentadas, enquanto, por outro, foram consideradas migrações. Isso explica que os fenômenos atuais devem sempre ser vistos na lógica da longa duração. Na verdade, de acordo com o filósofo Rémy Brague, o futuro do Ocidente e a salvação da Europa pode ser representada pelo modelo romano da cidadania, que integrou povos e culturas com base em direitos e deveres importantes e mútuo".

O professor passou a destacar que "os romanos tinham postos avançados dos militares e de inteligência em áreas geopolíticas estratégicas, como o Mar Negro, o que é considerado como uma extensão do Mediterrâneo e até hoje o centro de tensões internacionais." Para Zerbini, a espionagem no mundo antigo até agora tem sido pouco estudada. Somente no final da República havia uma estrutura específica de inteligência que também servia como mecanismo de controle social.

"Na crise do sistema republicano - explicou - a manipulação da informação e espionagem desempenhou um papel, como no caso da reforma agrária Tibério e Caio Graco, que antes de ser morto foram arrastados pela lama da máquina de difamação, ou a marcha em Roma de Silla, onde as manobras do Senado foram decisivas ou ainda durante a conspiração de Catilina que, como lembra Cícero, era controlada em todos os seus movimentos. E é precisamente neste momento que Gaius Marius tinha substituído o exército de cidadãos em armas, protagonistas das grandes conquistas iniciais, com um exército formado por profissionais, muito caro para que absorveu o que hoje poderíamos indicam que 50 por cento do PIB 'Empire. E isso também teve consequências nas operações dos serviços secretos.

Pouco depois, Cesare estrategicamente utilizado os serviços secretos nas campanhas de conquista da Gália e Grã-Bretanha, também inventar uma cifra famoso que permitiu um a compreender os textos aparentemente sem sentido, onde cada letra do texto é substituída no texto cifrado da letra que está localizada quatro lugares depois no alfabeto latino.

Augusto deu origem ao Império e com eles em uma estrutura mais estável dos serviços de inteligência com organismos especializados que coletaram informações e guardando as conspirações, que em séculos posteriores terminou com o assassinato de tantos imperadores. Um componente essencial foi representado pelo serviço postal público que, enviando mensagens em três continentes, era vital para a existência do império.

Por acaso que os romanos construíram 100.000 quilômetros de estradas - você pode considerar a Internet do tempo - e eram hábeis na construção de infra-estrutura, como na Roménia, onde, em dezoito meses, eles construíram uma ponte de mil e seiscentos metros: um exemplo para a realidade. Mas é com Trajano, chamado optimus princeps, general, político e administrador de grande valor, que tanto o império como os serviços secretos se desenvolveram da maneira mais completa ".

"Havia - diz Zerbini - o castra peregrino que coletava informações que convergiam para o prefeito do pretório e depois para o imperador. Entre os números mais significativos estavam os frumentarii, primeiro encarregados do suprimento do exército e depois usados ​​de maneira sistemática como coletores de informação. Eles desempenharam um papel decisivo durante as campanhas militares, tanto que também foram realizados na Coluna de Trajano. Havia também muitas outras figuras, como os delatores, que forneciam informações confidenciais; os mercatores, que ofereciam notícias coletadas durante atividades comerciais nos distritos do império; os especuladores, que atuavam em equipes, à noite e a cavalo, vestindo trajes civis seguindo o imperador; os exploratores, que inicialmente tarefas de reconhecimento, em seguida, tornam-se guardas do corpo do imperador, mensageiros de inteligência e, diríamos hoje, os agentes com uma licença para matar ".

Em última análise, o professor concluiu reiterando que os serviços secretos eram fundamentais para o sucesso dos exércitos de Roma e depois para a sua sobrevivência milenar. E nisso ele observou, dadas as devidas proporções, as fortes semelhanças com a história da República Veneziana de Veneza.


“Roma è diventata un grande impero grazie anche ai servizi segreti” 

Così Livio Zerbini, archeologo e professore come Indiana Jones e anche Pro-Rettore al diritto allo studio dell’Ateneo di Ferrara, durante la lezione al Master in Intelligence dell’Università della Calabria, diretto da Mario Caligiuri. Zerbini ha dapprima ricordato le ricerche archeologiche che ha svolto in Ungheria anche durante la guerra fredda.

Ha quindi evidenziato il ruolo dei servizi segreti nell’antica Roma, che, insieme al Rinascimento, illustrano l’Italia nel mondo. Roma - ha ricordato - assume la sua massima estensione alla morte dell’imperatore Traiano nel 117 d.C., rappresentando non solo uno degli imperi più vasti della storia ma sicuramente il più longevo poiché dura più di mille anni.

Il professore ha quindi ricordato che le strategie poste in essere durante la storia di Roma sono state studiate nella seconda metà del Novecento da Edward N. Luttwak, consulente della CIA e di diversi Presidenti Americani. Zerbini infatti commenta che “gli analisti devono conoscere la storia per evitare errori colossali come si è potuto constatare con la delimitazione dei confini dopo le due guerre mondiali o nei recenti interventi nell’Asia Centrale, area dove nell’Ottocento si svolgeva il “grande gioco” tra i russi e gli inglesi a base di spie”.

“I romani - ha ricordato - pattugliavano confini mobili attraverso corpi specializzati con infrastrutture e sistemi, anche cifrati, di trasmissione delle informazioni. In questo modo, per secoli hanno fronteggiato le invasioni, che noi abbiamo definito barbariche mentre dall’altro punto di vista erano considerate migrazioni. Questo spiega che i fenomeni attuali vanno sempre inquadrati nella logica della lunga durata. Infatti, secondo il filosofo Rémy Brague, il futuro dell’Occidente e la salvezza dell’Europa possono essere rappresentati dal modello romano di cittadinanza, che integrava popoli e culture in base a diritti e doveri importanti e reciproci”.

Il professore ha poi evidenziato che “i romani avevano degli avamposti militari e di intelligence in aree geopolitiche strategiche, come sul Mar Nero, considerato come un’estensione del Mediterraneo e ancora oggi al centro di tensioni internazionali”. Per Zerbini lo spionaggio nel mondo antico è stato finora poco studiato. Solo alla fine della Repubblica è stata costituita una specifica struttura di intelligence che serviva anche come meccanismo di controllo sociale.

“Nella crisi del sistema repubblicano - ha spiegato - la manipolazione delle informazioni e lo spionaggio giocarono un ruolo fondamentale, come nel caso della riforma agraria di Tiberio e Gaio Gracco che prima di essere uccisi vennero travolti dalla macchina del fango delle calunnie, oppure della marcia su Roma di Silla dove le manovre del Senato furono determinanti o ancora durante la congiura di Catilina che, come ricorda Cicerone, era controllato in ogni suo movimento. Ed è proprio in quel periodo che Caio Mario aveva sostituito l’esercito di cittadini in armi, protagonisti delle grandi conquiste iniziali, con un esercito formato da professionisti, molto costoso tanto che assorbiva quello che oggi potremmo indicare come il 50 per cento del PIL dell’Impero. E questo ebbe anche delle conseguenze sull’operatività dei servizi segreti.

Poco dopo, Cesare utilizzò in maniera strategica i servizi segreti nelle campagne di conquista delle Gallie e della Britannia, inventando anche un celebre cifrario che consentiva di comprendere dei testi all’apparenza senza senso, dove ogni lettera del testo in chiaro è sostituita nel testo cifrato dalla lettera che si trova quattro posti dopo nell’alfabeto latino. Augusto diede vita all’Impero e con essi a una struttura più stabile dei servizi segreti con corpi specializzati che raccoglievano informazioni e presidiavano alle congiure, che nei secoli successivi si conclusero con l’assassinio di tanti imperatori. Una componente essenziale era rappresentata dal servizio postale pubblico che inviando messaggi in tre continenti era vitale per l’esistenza dell’impero.

Non a caso i romani costruirono 100 mila chilometri di strade - che si potrebbero considerare l’internet del tempo - ed erano abilissimi nella realizzazione delle infrastrutture, come in Romania dove in diciotto mesi edificarono un ponte di mille e seicento metri: un esempio anche per l’attualità. Ma è con Traiano, definito optimus princeps, generale, politico e amministratore di grande valore, che sia l’impero che i servizi segreti si svilupparono nel modo più pieno”.

“C’erano - dice Zerbini - i castra peregrina che raccoglievano informazioni che convergevano tutte al prefetto del Pretorio e quindi all’Imperatore. Tra le figure più significative c’erano i frumentarii, dapprima addetti all’approvvigionamento dell’esercito e poi utilizzati in modo sistematico come raccoglitori di informazioni. Assolvevano a un ruolo decisivo durante le campagne militari, tanto che sono stati effigiati anche sulla Colonna Traiana. C’erano poi tante altre figure, come i delatores, che fornivano informazioni riservate; i mercatores, che offrivano notizie raccolte durante le attività commerciali nelle contrade dell’impero; gli speculatores, che agivano in squadre, di notte e a cavallo vestendo abiti civili al seguito dell’imperatore; gli exploratores, che inizialmente avevano compiti ricognitivi per poi trasformarsi in guardie del corpo dell’imperatore, messaggeri di notizie riservate e, diremmo oggi, agenti con licenza di uccidere”.

In definitiva, il professore ha concluso ribadendo che i servizi segreti sono stati fondamentali per il successo degli eserciti di Roma e poi nella sua sopravvivenza millenaria. E in questo ha rilevato, fatte le debite proporzioni, delle forti analogie con la storia della Serenissima di Venezia.

terça-feira, 5 de março de 2019

“As meninas bem não engolem” ou... a Ministra que escrevia livros porno

Uma guerra de informação que (ainda...) não correu bem...

Ela nega. Diz que não, que não é ela quem se esconde atrás do pseudónimo que figura na capa de uma larga meia-dúzia de livros “eróticos” ou de um porno soft.


Mas tanto o L’Express como o Atlantico e vários outros, bem como as inevitáveis “redes sociais”, a deram como a responsável de “Osez l’amour des rondes”, “Les filles bien n’avallent pas” e vários outros...



Há, obviamente, aqui, uma manobra de guerra de informação, que explorou a avidez jornalística, suscitada por uma jovem e desconhecida governante.



Para já, a manobra (porque foi mal conduzida) não surtiu efeito e a filha de um casal de trotsquistas lambertistas especializada em “escrita electrónica” continua no governo.



Marlène Schiappa continua responsável no governo de Macron pelo ministério da “Égalité Femmes-Hommes”.



















MAERSK: DUMPING NOS PORTOS... HÁ LODO NO CAIS!

Multinacional dinamarquesa de reboque portuário acusada de matar concorrência em Portugal com preços abaixo de custo


E NINGUÉM FAZ NADA!? E NINGUÉM VAI PRESO!? 


O maior operador do mundo do sector do reboque portuário, que pertence ao mesmo grupo da Maersk, o mais poderoso transportador marítimo, está a fazer adornar as empresas nacionais



A Ribonave, uma das empresas portuguesas em dificuldade, garante que há monopólio, abuso de posição dominante, preços predatórios, abaixo de custo, e violação das regras da concorrência, perante o silêncio das autoridades reguladoras.

As suspeitas de dumping, objeto de uma investigação SIC, foram proferidas na conferência Portos & Concorrência, organizada em Lisboa pela “Transportes em Revista”, onde o representante da multinacional dinamarquesa Svitzer admitiu que o preço é o aspeto fundamental para a sua empresa responder à procura dos clientes. “Quanto mais baixo melhor”, afirmou.

https://expresso.pt/dossies/diario/2019-03-04-Multinacional-dinamarquesa-de-reboque-portuario-acusada-de-matar-concorrencia-em-Portugal-com-precos-abaixo-de-custo-#gs.9M2jYnLA

Geopolítica da Energia

uma edição excepcional da “Conflits”, a revista francesa de geopolítica.

L’énergie est le fondement de la puissance, son contrôle fait l’objet d’un «Grand Jeu» entre les principaux États-nations, mais aussi les entreprises et les groupes de pression de toutes sortes.

Les uns veulent une énergie abondante, les autres une énergie bon marché, les derniers une énergie propre. Des objectifs qu’il sera difficile d’atteindre tous ensemble.

Reste le progrès technique, «grand espoir» du XXIe siècle pour reprendre l’expression consacrée d’Alfred Sauvy.

Dans ce numéro exceptionnel, un tableau complet du marché de l’énergie actuel: les différentes énergies, la transition énergétique mondiale, le marché et les routes, le jeu des grandes puissances.

Des chiffres récents, une vingtaine de cartes couleur, l’interview d’Henri Proglio ancien PDG d’EDF.



O Editorial de Pascal Gauchon 


La géographie de l’énergie est celle de la puissance.

Vers 1500, les populations de la Chine et de l’Europe étaient identiques, entre 80 et 90 millions. Pourtant selon Pierre Chaunu, la force de travail de l’Europe était trois ou quatre fois plus importante grâce à son bétail, chevaux ou bœufs, et à ses moulins à eau et à vent.

En 1800, le charbon devient la principale source d’énergie; il détrône progressivement le bois dans la sidérurgie et s’impose grâce à la machine à vapeur dans l’industrie comme dans les transports ou la production d’électricité thermique.

Au Royaume-Uni, la production passe de 3 millions de tonnes en 1700 à 15 millions en 1800 et 220 millions en 1900. Il est alors le premier producteur mondial devant les États-Unis et l’Allemagne.

Disposant d’un véritable monopole dans la première moitié du xixe siècle, il figure à la première place dans la hiérarchie mondiale, une place que lui conteste l’Allemagne à partir de 1880, avant que les États-Unis arbitrent ce match à leur profit.

C’est alors que le pétrole devient décisif après l’invention du moteur à explosion dans la seconde moitié du XIXe siècle, puis de l’avion et du char de combat.

En 1941, année où Henry Luce publie son article «Le Siècle américain», les États-Unis fournissent les deux-tiers de la production mondiale. En 1981, leur part est tombée à 18%, mais il faut tenir compte de la production de leurs alliés comme l’Arabie Saoudite (18% également pour ce pays).

Au même moment, l’URSS atteint un chiffre comparable, accréditant l’idée d’un rattrapage de la puissance américaine, ce que la suite n’a pas vérifié. Pourquoi?

L’énergie concourt à la puissance de celui qui la contrôle plus qu’à celle de celui qui la produit. Ce contrôle contribue encore aujourd’hui à la domination américaine. 

Un fait permet de mieux comprendre les liens entre puissance et énergie.

En 1986, l’Arabie Saoudite déclenche le contre-choc pétrolier, le baril de pétrole chute en dessous de 10 dollars. Cet effondrement frappe de plein fouet l’URSS, premier exportateur mondial. Elle dépend de ses ventes qui lui permettent d’obtenir les devises avec lesquelles elle achète produits alimentaires et technologies.

Les États-Unis ne sont pas épargnés, leurs producteurs nationaux cessent d’être rentables et risquent d’être évincés du marché. Mais Washington dispose d’armes variées: ses grandes compagnies, le dollar qui est la monnaie du pétrole comme du monde, la protection qu’elle accorde au royaume saoudien. En avril 1986, le vice-président Bush se rend en Arabie Saoudite et obtient que Riyad relance sa production.

Les prix remontent à un niveau qui redonne leur rentabilité aux producteurs américains, mais qui n’est pas suffisant pour que les exportations russes retrouvent leur valeur. Cette perte joue dans l’effondrement de l’URSS un rôle qui est souvent sous-estimé.

L’énergie concourt à la puissance de celui qui la contrôle plus qu’à celle de celui qui la produit, telle est la leçon de ces événements. Ce contrôle contribue encore aujourd’hui à la domination américaine.

La Chine tente d’y échapper en multipliant les accords avec les producteurs, en ouvrant les routes de la soie pour échapper à la suprématie maritime des États-Unis et en développant à marche forcée sa production nucléaire.

Parallèlement, Washington et Moscou renforcent leur production de pétrole et de gaz pour placer les autres pays en situation de dépendance et tournent le dos aux préoccupations écologiques.

Quant à l’Europe, ou plutôt la majorité de ses nations, elle tourne le dos au charbon, refuse d’exploiter le gaz de schiste, commence à démanteler son appareil nucléaire et accorde sa confiance aux énergies renouvelables dont la rentabilité n’est pas (encore?) assurée. On y verra la preuve, décidément, qu’elle a renoncé à la puissance, comme nous le montrerons dans notre numéro 21.

Pascal Gauchon

https://www.revueconflits.com/la-geographie-de-lenergie-est-celle-de-la-puissance-editorial-du-hors-serie-n9/

segunda-feira, 4 de março de 2019

Desinformação, redes sociais, fake news, manipulação, cibersegurança...

“PS preocupado com campanhas de desinformação nas eleições” titula o ‘Público’, a toda a largura da sua primeira página (suspeitamos que se mais largura houvesse...). O desenvolvimento, nas páginas interiores (ilustrado com uma foto muito prafrentex do deputado socialista José Magalhães) pratica uma completa amálgama entre coisas tão diversas como cibersegurança e manipulação, redes sociais e desinformação, as inevitáveis fake news e... sabe-se lá que conspirações mais.

Poder-se-ia argumentar que a manipulação (que como o nome indica é “manual” e não “digital”...) é velha como o mundo e que já a Bíblia (que um tristemente famoso juiz tanto precisa de citar...) nos oferece vários casos exemplares. Ou que a prática corrente da “dezinformatsiya” é várias guerras anterior às recentes (e insípidas) “fake news”. Ou que redes sociais e cibersegurança têm tanto que ver entre si como o rabo e as calças. Ou que... mas não vale a pena.

Basta dizer que, depois das últimas presidenciais nos EUA, se gerou à volta de alguns factos e outros argumentos uma confusão monumental que em nada ajuda a esclarecer coisa alguma e, pelo contrário, só ajuda à criação de uma situação caótica geradora de desconfiança no sistema político-eleitoral e na própria democracia.

Foi, aliás, nesse quadro que Trump criou o neologismo “fake news” para se referir a velhas práticas nos media tradicionais e a notícias que o atacavam.



Amalgamar “conteúdos” com “continentes” e acrescentar-lhe ainda mais umas questões de segurança da informação só pode dar maus resultados... Tão maus que, ao serem geradores de desconfiança nos resultados dos sistemas político-eleitorais democráticos, ultrapassam as mais loucas esperanças que poderia acalentar qualquer teoria da conspiração “made in Russia” ou “made in China”.

Ameaças e riscos existem, um desenvolvimento tecnológico adoptado sem preocupações da necessária segurança criou um ambiente de medo (as facilidades no desvio dos emails da Clinton são assustadoras...), a própria NSA se revelou, a dada altura, tão capaz de guardar os seus segredos como um vulgar passador, tudo isto pode e deve ser tratado e debatido mas é conveniente que o seja com... algum conhecimento das matérias em questão, começando pelo esclarecimento dos conceitos.

Alea Jacta Est... Trump Manda Evacuar Teerão

Trump, 17.06.2025