quarta-feira, 10 de novembro de 2021

O "Estado de Direito" Contra a Democracia...?

Pode o "Estado de Direito" tornar-se num atentado à Democracia e colocá-la em causa? O recente caso da ex-ministra dos Assuntos Sociais e da Saúde do governo Macron aponta nesse sentido como sublinha a Profª Dominique Schnapper que, além de directora de estudos na École des Hautes Études en Sciences Sociales, tem assento no Conselho Constitucional francês. O hábito de tomar "estado de Direito" como sinónimo de Democracia parece ter os dias contados...


L’ordre politique et l’ordre pénal

Dominique Schnapper (Directrice d'études à l'EHESS et membre honoraire du Conseil Constitutionnel) | Telos | 23 septembre 2021

La récente mise en examen d’Agnès Buzyn, au sujet de la gestion de la crise Covid, pose de graves problèmes. Confondre l’ordre du politique et l’ordre du pénal contrevient au principe même de la démocratie. Le droit pénal ne saurait être utilisé pour l’évaluation et la critique des politiques. La pluralité des ordres, des idées et des pouvoirs appartient au patrimoine intellectuel et politique de la démocratie; c’est la distinction entre l’ordre politique et l’ordre religieux, entre la vie publique et la vie privée, entre les différents pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, qui spécifie la démocratie et l’oppose aux régimes théocratiques ou totalitaires.


«Il faut que par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.» (Montesquieu). Comme le développe Pierre Manent, «La démocratie est une organisation des séparations (…) c’est son trait le plus distinctif.

Elle met des distinctions, et même des séparations là où les autres régimes n’en mettent pas ou n’en mettaient pas. (…) Séparation des professions ou division du travail; séparation des pouvoirs; séparation de l’Eglise et de l’Etat; séparation de la société civile et de l’Etat; séparation entre le représenté et le représentant; séparation des faits et des valeurs, ou de la science et de la vie.».

C’est pourquoi la mise en examen d’Agnès Buzyn par la Cour de justice de la République est une grave décision qui remet en question un principe fondateur de l’ordre démocratique, la séparation du politique et du judiciaire.

Cette nouvelle vient à la suite d’autres épisodes, déjà surprenants. La commission d’instruction de la Cour de justice de la République avait envoyé une équipe d’enquêteurs perquisitionner le domicile personnel et les bureaux du Premier ministre, Edouard Philippe, et du ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, le 15 novembre 2020, à un moment où leurs forces auraient sans doute dû être consacrées à la politique sanitaire.

Le 10 septembre 2021, Agnès Buzyn, elle, qui fut ministre de la Santé jusqu’au 16 février 2020, s’est vue mettre en examen, pour «mise en danger de la vie d’autrui» (article 221-1 du code pénal), encourant une peine d’un an de prison et de 15000 euros d’amende, et imposer le statut de témoin assisté «pour abstention de combattre un sinistre» (article 221-7 du code pénal), encourant une peine de deux ans de prison et 30 000 euros d’amendes.

Ces articles du code pénal portent sur des comportements intentionnels et personnels. Les étendre à l’action politique relève d’une construction juridique surprenante. Personne ne peut imaginer que la médecin, ministre de la santé, ait eu l’intention de mettre en danger la vie d’autrui ou de s’abstenir de combattre un sinistre. Il est vrai que l’application des textes par le juge conduit parfois à les étendre à des conditions de la vie commune qui n’étaient pas prévues par le législateur d’origine. Un exemple bien connu des juristes est celui des conséquences des accidents de voiture: la jurisprudence tire des textes des conséquences que le législateur ne pouvait pas imaginer. Mais interpréter la loi ne signifie pas la dénaturer. Ces extensions ne sauraient remettre en question des principes fondateurs de l’ordre démocratique – d’autant que, contrairement aux politiques, le juge, inamovible, n’est responsable devant personne.

Un ministre, d’autre part, n’agit pas seul. Ses actes s’inscrivent dans un fonctionnement global de l’Etat. Sa politique est formellement acceptée par le Conseil des ministres. En pratique, ses décisions sont canalisées par des experts et portées par une administration dans laquelle interfèrent de nombreux fonctionnaires. Ses initiatives – ou abstentions d’agir - sont en bonne partie induites par la politique générale que mènent le Premier ministre et le président de la République. Faudrait-il tous les incriminer?

Il est probable que des erreurs dans la gestion de la crise sanitaire ont été commises, tout au moins ce qui apparaît rétrospectivement comme des erreurs en fonction de l’avancement de la connaissance scientifique et de l’expérience de la pandémie dans le monde. Les responsables politiques, au début de l’épidémie, devaient prendre des décisions dans l’urgence devant une situation sanitaire mal connue puisqu’elle semble n’avoir pas eu de précédent. Les experts les plus reconnus, jusqu’à l’Organisation mondiale de la santé, donnaient des informations et des instructions qu’ils contredisaient quelques semaines plus tard. Ce qui est normal étant donné la progression de la connaissance, que seule rend possible une suite d’erreurs et d’hésitations progressivement corrigées. Les vérités scientifiques sont provisoires. Pouvait-on exiger plus de compétence de la part des politiques que des médecins et des épidémiologistes? Au fur et à mesure que la recherche et l’expérience établissaient de nouvelles données, on pouvait juger effectivement inadéquates des décisions qui avaient été prises auparavant par les gouvernants.

De plus, les décisions du politique ne peuvent se déduire mécaniquement de la connaissance scientifique. Les médecins se soucient évidemment de la santé de la population, mais les responsables politiques doivent aussi prendre en compte l’activité économique, les attentes de la population, les inégalités sociales. Ils doivent faire des choix douloureux entre des considérations différentes et souvent conflictuelles. Et ils doivent le faire sous la pression des contraintes de la vie collective et, en démocratie, de l’opinion publique. Protéger plutôt les jeunes ou les vieux, la production économique ou la culture, la santé physique ou la santé psychologique ? Ils ne peuvent donner une valeur absolue aux exigences sanitaires et négliger les conséquences de leurs décisions sur les différents groupes sociaux, sur les libertés publiques et sur l’intérêt collectif. Ils doivent se soucier de l’acceptabilité de leurs décisions. Leurs décisions sont toujours critiquables – elles sont critiquées – mais elles ne relèvent pas de l’ordre pénal. Une erreur, même patente rétrospectivement, n’est pas en tant que telle un délit.

Les commissions parlementaires pourront mettre au jour des responsabilités, celles-ci sont anciennes et multiples. L’absence de provision de masques au début de la pandémie est le résultat d’une série de décisions, ou d’absence de décisions par des ministres ou des hauts fonctionnaires successifs à la suite de l’application trop allante du principe de précaution par Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé, lors de la menace de la pandémie HI-N1 en 2009/2010. Ce qui est apparu ensuite comme une grave défaillance de l’Etat ne peut être attribué seulement à la ministre nommée depuis moins de trois ans. Il s’agit là d’erreurs ou d’insuffisances d’ordre politique. Il est normal et souhaitable que des enquêtes parlementaires les éclaircissent pour éviter autant que faire se peut qu’elles se reproduisent dans l’avenir. Ces enquêtes devraient déboucher sur des propositions de réformes et non sur un procès personnel contre certains des membres de l’administration et des gouvernants.

Les défaillances dans les politiques publiques sont inévitables, les gouvernants sont contraints d’agir dans l’incertitude, leurs informations sont partielles ou biaisées et les conséquences de leurs décisions souvent imprévues parce qu’elles sont en tant que telles imprévisibles. Le juge pénal qui, par son intervention, transforme ces erreurs en actes répréhensibles n’a, pour ce faire, ni la compétence ni la légitimité démocratique qu’apporte l’élection.

Les erreurs des responsables politique doivent être politiquement sanctionnées, puis corrigées par des réformes politiques et administratives. Mais confondre l’ordre du politique et l’ordre du pénal est contraire au principe même de la démocratie.

De plus, cette confusion ne peut qu’affaiblir les gouvernements démocratiques soumis à la contestation continue du fait de la perte de confiance dans les institutions, que renforcent médias et réseaux sociaux. Remettre en question l’autorité de l’Etat librement consentie dans l’intérêt bien compris de tous, c’est s’attaquer à la séparation des ordres qui est l’un des fondements des sociétés de liberté politique. Est-ce souhaitable dans un monde où les démocraties sont menacées par des monstres froids qui, de la Chine aux islamistes en passant par de nombreux autocrates, veulent la détruire?

Les erreurs politiques, quand elles existent, doivent être sanctionnées politiquement et non pénalement. Cessons de confondre le politique et le pénal.

https://www.telos-eu.com/fr/politique-francaise-et-internationale/lordre-politique-et-lordre-penal.html

Desvendar os Mistérios do 6º Plenário do Comité Central do PC Chinês

O 6º Plenário do Comité Central do Partido Comunista Chinês, que ontem se iniciou, é aqui analisado e explicado por Charles Parton ( James Cook Associate Fellow in Indo-Pacific Geopolitics at the "Council on Geostrategy")

"This Sixth Plenum will pass a ‘Resolution of the CCP Central Committee on the Major Achievements and Historical Experience of the Party’s Centuries of Struggle’.1 A ‘resolution on history’ has only been passed on two previous occasions, in 1945 under Mao Zedong and in 1981 under Deng Xiaoping.

(..)

As the announcement of the Sixth Plenum said, the CCP and people

solemnly declare to the world with a brave and tenacious struggle that the Chinese nation has ushered in a great leap from standing up, getting rich to becoming strong, and realising the great rejuvenation of the Chinese nation and has entered an irreversible historical process.

Just as Mao in 1945 stood at the dawn of a new era, and Deng in 1981 had embarked on the reform era, so Xi has declared a new era, the third age of "Chinese Marxism".

Just as the 1945 and 1981 resolutions underlined the pre-eminent power of Mao and Deng, so the 2021 plenum is intended to underline Xi’s undisputed position. The continuum of the CCP’s glorious history has been emphasised in this year’s political campaign to study history. The necessary pre-eminence of one strong leader is a theme of a commentary in the People’s Daily from 19th October 2021. It quotes Xi: "Make good use of the historical experience of the Zunyi Conference, and let the spirit of the Zunyi Conference shine forever".

The Zunyi Conference, where Mao "saved the Party, the Red Army, and the Chinese revolution at the most critical moment", is a major feature of the 1945 resolution. This is pointedly juxtaposed with paragraphs explaining that the fundamental reason for the CCP’s and the PRC’s historic achievements and historic changes has been the establishment of Xi’s core position in the party.

And just as the 1945 resolution talked of rectification, studying CCP history and achieving ‘clarity in ideology and unity among comrades’, so that will also be the aim this year. In 1945 it was Mao’s ideology and unity; in 2021, it will be Xi’s.

The August Politburo meeting which announced the plenum gave three reasons for the resolution on history:

A review of the major achievements made and the historical experience accumulated during the party’s 100 years of endeavour is needed for the new course of fully building a modern socialist country and for upholding and promoting socialism with Chinese characteristics in the new era.

It is also needed for upholding General Secretary Xi Jinping’s core position at the CPC Central Committee and in the whole party, as well as the authority of the CPC Central Committee and its centralised, unified leadership.

The whole party should try to understand why the CPC succeeded in the past 100 years and know how it can sustain the success in the future, following the principle of historical materialism and through a correct perspective of the CPC’s history.

In sum, this is Xi setting a positive tone to underpin the course aimed at attaining the 2049 second centennial goal – essentially to become a superpower – and the 2035 waypoint. The Sixth Plenum will be part celebration, part morale boosting, and part reminder of Xi’s vision for the CCP and the PRC.

(...)

Finally, the Sixth Plenum is part of the preparation for the Party Congress in autumn 2022. The congress will almost certainly enshrine ‘Xi Jinping Thought’ in a simplified title (no longer the protracted ‘Xi Jinping Thought on Socialism with Chinese Characteristics for a New Era’), thus elevating it to the level of ‘Mao Zedong Thought’, as well as approve a third term in the top offices of the CCP, the PLA and state for Xi. The Sixth Plenum may presage those moves."

https://www.geostrategy.org.uk/research/the-chinese-communist-partys-sixth-plenum/


domingo, 7 de novembro de 2021

"Estado de Direito", um Grande e Obscuro Equívoco...?

Conceito vago mas de consequências claras (e pesadas), o "Estado de Direito" é um "totem" ideológico, uma espécie de fetiche das actuais elites reinantes. Em "Le totem de l'Etat de droit: concept flou et conséquences claires", Ghislain Benhessa traça a história jurídica da noção "estado de direito" e mostra como, no essencial, passámos do  "direito de Estado" à prevalência do direito sobre o Estado. Demonstra ainda como um país (no seu caso, a França) não pode enfrentar os numerosos perigos que o ameaçam (ameaças e risco s securitários, industriais, geopolíticos, culturais...)nesta configuração em que o Estado é impedido pelo direito... A obra de Ghislain Benhessa acaba com a infundada confusão entre "Democracia" e "Estado de Direito" e admite que o "Estado de Direito" se torne (ou que já se terá tornado...) uma ameaça à "Democracia". E redu-lo a um "totem". Ideológico, claro.

 


APRESENTAÇÃO:

«Ce qui distingue la civilisation de la barbarie, c'est l'Etat de droit!» tonne le garde des sceaux Eric Dupont-Moretti. Face aux décisions du tribunal constitutionnel polonais, «Bruxelles ne peut plus tergiverser pour défendre les valeurs de l'Union et l'Etat de droit» affirme le journal Le Monde dans un éditorial solennel. Il ne se passe désormais plus une journée sans que responsables politiques, journalistes ou magistrats n'invoquent l'Etat de droit comme pierre angulaire de toute vie démocratique.

Mais de quoi parle-t-on exactement?

Et pourquoi le soudain surgissement de cette notion, alors qu'on n'a jamais entendu le général de Gaulle, Georges Pompidou ou même Valéry Giscard d'Estaing lui accorder la moindre considération?

Dans cette étude détaillée, appuyée sur les principaux arrêts et décisions des tribunaux nationaux et européens, Ghislain Benhessa retrace l'histoire juridique du concept d'Etat de droit et montre comment on est passé pour l'essentiel du «droit de l'Etat» à la prévalence du droit sur l'Etat.

Une fois les mécanismes juridiques mis en lumière, le lecteur comprend pourquoi la France ne pourra pas affronter sérieusement les nombreux périls qui approchent (sécuritaires, industriels, géopolitiques ou culturels) dans une configuration où l'Etat est empêché par le Droit et où l'émancipation de l'individu a pris place, de fait, au sommet de la hiérarchie des normes.

Portugal, a Nation upon the Ocean Sea (Portugal, uma Nação sobre o Mar Oceano)

Para muitos poderá ser polémica e muito discutível. Mas é, certamente, obra de leitura muito profícua. "A Nation upon the Ocean Sea" é mesmo uma contribuição imprescindível para o debate sobre o início e as causas da decadência de Portugal como a potência global.
 With the opening of sea routes in the fifteenth century, groups of men and women left Portugal to establish themselves across the ports and cities of the Atlantic or Ocean sea. They were refugees and migrants, traders and mariners, Jews, Catholics, and the Marranos of mixed Judaic-Catholic culture. They formed a diasporic community known by contemporaries as the Portuguese Nation. By the early seventeenth century, this nation without a state had created a remarkable trading network that spanned the Atlantic, reached into the Indian Ocean and Asia, and generated millions of pesos that were used to bankroll the Spanish empire. 

"A Nation Upon the Ocean Sea" traces the story of the Portuguese Nation from its emergence in the late fifteenth century to its fragmentation in the middle of the seventeenth and situates it in relation to the parallel expansion and crisis of Spanish imperial dominion in the Atlantic. 

Against the backdrop of this relationship, the book reconstitutes the rich inner life of a community based on movement, maritime trade, and cultural hybridity. We are introduced to mariners and traders in such disparate places as Lima, Seville and Amsterdam, their day-to-day interactions and understandings, their houses and domestic relations, their private reflections and public arguments. 

This finaly-textured account reveals how the Portuguese Nation created a cohesive and meaningful community despite the mobility and dispersion of its members; how its forms of sociability fed into the development of robust transatlantic commercial networks; and how the day-to-day experience of trade was translated into the sphere of Spanish imperial politics of commercial reform based on religious-ethnic toleration and the liberalization of trade. 

A microhistory, “A Nation Upon the Ocean Sea” contributes to our understanding of the broader histories of capitalism, empire, and diaspora in the early Atlantic.

https://oxford.universitypressscholarship.com/view/10.1093/acprof:oso/9780195175691.001.0001/acprof-9780195175691

quarta-feira, 3 de novembro de 2021

2011-2021: Evolução da Percepção Americana das Ameaças

U.S. Threat Perceptions, Then and Now

A decade ago, the U.S. intelligence community was mostly focused on the Islamic world.

Geopolitical Futures | April 23, 2021

The world is big and dangerous and turns slowly, as do U.S. perceptions of what it sees as most threatening across the globe over time. The shift in U.S. focus over the past decade is reflected in a shift in emphasis in the Director of National Intelligence’s annual threat assessment from 2011 to this year.

A decade ago, the Islamic world was still taking up most of the spotlight. The U.S. was 10 years into its war in Afghanistan and in the midst of what, at the time, it hoped would be a last-ditch surge enabling U.S. troops to declare some sort of victory at home. Naturally, then, the 2011 threat assessment spends quite a bit of time justifying its strategy by detailing threats in Afghanistan, as well as across the border in Pakistan (which is conspicuously ignored in the 2021 report). Iran also got ample attention, partly since the U.S. was pushing for a nuclear deal with Tehran. The Islamic State was still a couple of years from bursting onto the scene with its dramatic takeovers of large swathes of Iraq and Syria, so al-Qaida and its many subsidiaries across the Middle East and North Africa still held center stage in terms of U.S. concerns about jihadist groups.

There were hints, though, of an increasing sense in the U.S. intelligence community that the U.S. had become far too preoccupied with nonstate threats in the Middle East, North Africa and South Asia – and far too prone to ignoring the looming return of great-power competition. Russia and China still received a fair share of attention themselves as a result.

Notably, concerns about the potential for a deadly pandemic were also included, underscoring the reality that the COVID-19 crisis wasn’t exactly a black swan. By 2021, China, Russia and pandemics (and, as always, Iran) had become the clear top priorities.

https://geopoliticalfutures.com/us-threat-perceptions-then-and-now/

quarta-feira, 13 de outubro de 2021

Terrorismo

Curso on.line, num total de 10 horas em 5 sessões, pelo Prof. Dr. José Anes, com apresentação do Prof. Dr. Jorge Bacelar Gouveia.

Oportunidade única para quem se interessa e quer saber mais sobre esta fatal matéria "da nossa idade".

Organização do Instituto de Estudos sobre Direito e Segurança.


segunda-feira, 11 de outubro de 2021

França: "Serviços" Conseguem Substancial Aumento do Orçamento

Como o "Intelligence on Line" acaba de divulgar:

Military security gets a bumper budget allocation in 2022

After a big increase in funding for France's DGSE external intelligence service in 2021, it will be the turn of the DRSD, defence intelligence and security service, to receive substantial fresh funding for its major development projects in 2022.  [...]




Ordem dos Economistas: Campanha Animada...

Está a ficar animada a campanha para a direcção da Ordem dos Economistas. Será desta vez que a Ordem sai da pasmaceira e da modorra em que tem estado? E que desperta para as realidades de um mundo em radical mudança e de "rupturas epistemológicas"? E que... Tantos "e que..." a acrescentar! Esperemos. Mas, por enquanto, é tempo de conhecer e tomar nota das visões e das propostas dos candidatos a bastonário e suas respectivas equipas.



sexta-feira, 8 de outubro de 2021

Mudanças na CIA

China, technology, economic security and climate... 


THE CIA IS MAKING SOME CHANGES -- In a statement out today, CIA Director Bill Burns says he is sharpening the agency's focus on China and future threats as part of a structural reorganization. You might remember the director ordered several strategic reviews this past spring that were aimed at making sure the agency was adapting to today's complicated threat environment.




In a press release this morning, the director said that one of the resulting changes is to establish a China Mission Center (CMC). (We know - one would have thought the Agency already had a CMC, right?) Director Burns was careful to say that the agency is forming this new group to tackle what he calls "the most important geopolitical threat we face in the 21st century", and that the threat is coming from the Chinese government, not the Chinese people.

The agency is also hiring a Chief Technology Officer and is establishing a Transnational and Technology Mission Center. We're told that the aim there is to address the global issues - like technology, economic security and climate - that are critical to US competitiveness.

In case you're wondering, the director also emphasized that the agency will "continue to focus sharply on other important threats, including an aggressive Russia, a provocative North Korea and a hostile Iran, as well as combatting terrorism."

Cipher Brief, October 7, 2021

quarta-feira, 6 de outubro de 2021

AUKUS, Submarinos e um… Regresso às Origens

Onde os franceses viram a ruptura de um contrato ou uma  questão de guerra económica, outros viram uma erupção da geopolítica. Não é de economia, de mercados, de compra e venda, de negócios ou de contratos que se trata mas sim de algo imaterial mas pesadíssimo: confiança.

Creio que os laços mais fortes que unem Austrália, UK e USA são não os da língua mas sim os da guerra. Desde o início do século XX que estes três Estados se bateram e batem juntos em várias frentes e em várias guerras. E, é sabido, a confiança criada entre “irmãos de armas” a nenhuma outra é comparável… 

Não há entradas à posteriori nestas “fraternidades”. Pode e deve haver convergências ou alianças com outros poderes. Mas a “fraternidade” é só para os que “estiveram lá”. E os franceses (que se dizem apanhados de surpresa mas que têm todos os instrumentos, dispositivos e motivos para o não ter sido…) não perceberam isto… Ou não o querem perceber.

Em 1939, uma semana antes do início da II Guerra Mundial, a assinatura do Pacto Germano-Soviético isolou os ingleses e colocou-os na aparente posição de presa fácil da máquina de guerra alemã. É nesta circunstância estratégica que Winston Churchill tem a lucidez e a coragem de lançar o seu “Never Give Up”.

A este pacto com os nazis, Estaline virá a somar, em 1941, ainda um outro com o Japão: o Pacto de Não-Agressão Nipo-Soviético, assinado meses antes do ignóbil ataque-surpresa japonês a Pearl Harbor.

Ou seja, nos finais de 1941, as potências marítimas anglo-saxónicas estavam sozinhas face aos ataques combinados do Japão e da Alemanha e à passividade cúmplice da URSS.

Esta situação só viria a alterar-se no início de 1942, depois de Hitler ter ordenado a invasão do seu aliado soviético (operação Barbarossa) e Estaline ter percebido que, para resistir ao ataque alemão, necessitava absolutamente do apoio material e logístico dos norte-americanos…

Ingleses, norte-americanos e australianos constituíram, portanto, o “core” da resistência ao ataque global do Eixo germano-japonês. A este “core” viriam a agregar-se as “Resistências” (francesa, polaca, grega, jugoslava, italiana e outras) e a própria URSS, embora só depois de invadida pelos alemães, como já vimos.


É este “core” anglo-saxónico que agora ressurge numa estratégia de “containment” da ameaçadora expansão do império chinês liderada pelos novos mandarins organizados no Partido Comunista Chinês. Uma estratégia de “containment” que vai exigir “clarificações” aos actuais aliados (herdados da “guerra fria” e/ou da decomposição do império soviético) e fará pagar caro as hesitações e/ou quaisquer tentações neutralistas…

Esta aliança de três potências marítimas (há mais de cem anos habituadas a “trabalhar” juntas …) é um sinal maior de que o mundo mudou, os riscos e ameaças subiram e a geopolítica tomou o comando.

É tempo de substituir grelhas de leitura...



domingo, 26 de setembro de 2021

Daniel Silva: A Rapariga Nova / The New Girl

O luso-americano Daniel Silva, que é o grande mestre actual da ficção de espionagem, editou em 2019 este “A Rapariga Nova”. Esta data é muito importante, como já se verá, neste romance que não só foge das “verdades estabelecidas” como ainda ousa levantar questões e dúvidas suficientes para abalar os fundamentos de muita coisa que nos tem sido “vendida” como certa. E ousa antecipar outras em que ninguém, então, acreditaria.

Claro o romance é também um regresso do já lendário (na ficção, obviamente) chefe da Mossad, Gabriel Allon e das senhoras e dos ‘rapazes’ que o costumam acompanhar.

Daniel Silva coloca Gabriel Allon numa aparentemente inverosímil situação de aliança com o poderosíssimo “príncipe herdeiro da Arábia Saudita”. Podemos supor que os primeiros leitores tenham franzido o sobrolho, coçado a cabeça e pensado que o nosso Daniel tinha caído num fatal exagero. Claro, Trump ainda não tinha sentado à mesa chefes de Estado e de governo sunitas e israelitas a assinarem o reconhecimento mútuo e a estabelecerem relações diplomáticas, surpreendendo o mundo inteiro (menos aqueles que não gostam de ser surpreendidos).

Pelo meio, a história do ‘Salvator Mundi’, adquirido por um preço nunca visto em pintura, pelo dito príncipe saudita, é igualmente desmontada. O quadro não é de Leonardo da Vinci. E o príncipe foi, em tempo útil, disso mesmo informado por uma colaboradora de Gabriel Allon. O problema aqui é que, quando Daniel escreve, os peritos do Louvre (com o apoio do próprio presidente Macron) ainda não tinham comunicado a sua recusa em atribuir o quadro a Leonardo…

Também em Londres alguém deve ter também franzido o sobrolho, coçado a cabeça e procurado saber que mensagem se escondia na personagem descendente de Kim Philby (o mais famoso dos traidores do “grupo de Cambridge”). E, portanto, até que ponto o MI6 poderá continuar infiltrado pelos ‘serviços’ de Moscovo…

O chefe da Mossad a caçar em Inglaterra, com o apoio do príncipe saudita, os ‘agentes duplos’ e outros infiltrados de Moscovo na "inteligência" britânica não é coisa que se escreva de ânimo leve. Como os conhecimentos de Daniel Silva na Mossad não são desconhecidos, alguém poderá ter-se interrogado sobre “que raio nos estão eles a querer fazer saber ao mandar-nos à cara com esta rapariga nova?”

Donald Trump também não deverá ter gostado de saber que Daniel Silva conseguira sentar à mesa Gabriel Allon e o príncipe saudita um tempito antes do presidente dos Estados Unidos ter conseguido sentar governantes sunitas e israelitas e mudado o mapa do Médio Oriente, como “A rapariga nova” anunciara.

Ler a prosa inteligente e super-informada de Daniel Silva é um prazer que apenas tem um senão: chegado ao fim, lamenta-se que tenha acabado…

Quando sai o próximo, Daniel? Quando é que o Gabriel vem “passear” por Lisboa? Temos por cá umas coisitas que seria bom que ele tratasse…

quinta-feira, 16 de setembro de 2021

CIA: GlobalTrends 2040... A Ler Com Muita Atenção!


https://www.dni.gov/files/ODNI/documents/assessments/GlobalTrends_2040.pdf


USA: O Regresso de "The Eternal Empire"

Na última edição do 'New Statesman', Adam Tooze escreve sobre:

"on how the US military is planning another century of global domination" e analisa o papel determinante nesse plano do ainda muito misterioso “Third Offset”.

 


THE THIRD OFFSET

(...) As a new history published by the Rand think tank reveals, in 2012 a clique of Pentagon officials began to discuss something they called, somewhat mysteriously, the “third offset”. The idea of the offset was that through technological superiority the US would maintain its decisive edge in a challenging, increasingly multipolar world.

With the occupation of Iraq reduced to a bare minimum and the handover in Afghanistan completed, in 2014 the military’s reorientation began. Vladimir Putin’s incursions in Ukraine and mounting anxiety in Eastern Europe confirmed the need to face new antagonists. But China was always envisioned as the true great-power rival.

To counter China, US soldiers looked towards transformative technologies – AI, robotics, cyber weapons and new space technology. For this the Pentagon would need to refashion the military-industrial complex. The technology would come from Silicon Valley, which was deeply enmeshed in global supply chains and technological partnerships with China. Rather than remodelling Afghan villages, US military planners now envisioned rewiring nothing less than the main engines of globalisation.

Aligning the giant Pentagon machine with such abstract goals was a struggle. But China’s rise was relentless and the idea of a fundamental reorientation of US strategy carried across to Donald Trump’s time in office. The National Defense Strategy of 2018 defined America’s future challenge as great-power competition with peer or near-peer antagonists, not counterterrorism. The main arena was not Central Asia or the Middle East, but the Indo-Pacific. The Biden administration is doubling down on this strategic blueprint.

The talk about the third offset mattered because it took place at the heart of American power and bore directly on one of its mightiest instruments – the enormous budgets of the Pentagon and the intelligence community. If the war on terror was big business, once you get to the Pentagon budget proper, the numbers are even more impressive. In 2001 the US defence budget stood at $311bn. By 2010 driven by the war on terror it had more than doubled to $690bn. Then, under the budget cap imposed by the deadlock between the Obama White House and the Republican Congress, spending fell to $560bn in 2015. Trump reversed that decline with a defence budget of above $700bn. Biden’s latest proposal continues the increase, with $753bn requested for 2022. Military expenditure accounts for roughly half of all discretionary spending (as opposed to ongoing entitlements) by the federal government. Defining militarised spending more generally to include Homeland Security, the share rises to two thirds or more. What is so radical about proposals such as the Green New Deal, or Biden’s infrastructure and welfare programmes, is that they propose civilian spending on a scale that the Pentagon takes for granted.

Given the scale of this Moloch, military wonks cannot simply redirect it towards their high-tech priorities. But a shift is happening. The Biden administration has raised the budget for the Department of Defense’s cyber command to $10.4bn, which is weighted towards offensive rather than defensive capabilities. Overall US defence R&D is more than $100bn a year. The intelligence community receives a further $85bn. About half of that goes into electronic data-gathering.

This high-tech militarism pushes the capabilities of the human mind and body, the potential of AI and the properties of matter to the limit. Powerful algorithms parsing satellite data track incoming intercontinental ballistic missiles. Hypersonic missiles defy enemy defences. Space Command may have goofy logos, but since 2019, when it was carved out of the air force, its budget has grown to $17.4bn. Far from withdrawing from the world, the US military aims to encompass and encircle it from orbit. The new technologies still account for a fraction of the total military budget. But if you examine the classic big-ticket items of procurement you arrive at the same conclusion. Far from retreating, the US military is aiming to increase its global dominance.

The F-35 fighter jet – the most expensive product development programme in history – is not a weapon for fighting insurgents. Its job is to shoot down the best fighters the Chinese and Russians can put in the air. Conceived in the 1990s, the bill for developing, supplying and maintaining the fighter jet is currently $1.7trn over the planes’ projected 66-year life-cycle. To think of it simply as an aircraft doesn’t do justice to this gigantic programme. It is an entire industrial ecosystem, made up of almost 2,000 suppliers that directly employ a quarter of a million workers. It will endure for more than half a century and will be implanted in collaborations all over the world. Launching F-35s is one of the main purposes of Britain’s new aircraft carriers.

The US has since the Second World War been unrivalled when it comes to carriers. The latest generation are the colossal nuclear-powered CVN-21 Ford-class. They each cost around $12.4bn. But, worried about their cost and vulnerability to Chinese missiles, the US navy would probably prefer fewer of them – nine rather than 11. But so deeply entrenched is the military-industrial complex in Congress that naval planners don’t get to decide. Having reached a low point in 2015 of only 271 active surface vessels, Congress has mandated that the navy should expand its fleet to a strength of at least 355 vessels. In its final days the Trump administration went one better. In December 2020 it declared that the US should have more than 400 vessels. The final target will be somewhere between 320 and 390 ships. Whatever the number, it will be by far the most powerful fleet the world has ever seen.

Since large surface vessels are vulnerable to attack, one answer – in keeping with the high-tech third offset – is to make them unmanned. Another solution is to go underwater. The super-advanced Next-Generation Attack Submarine, which begins procurement in ten years’ time, will refocus the undersea fleet away from supporting land wars – by firing cruise missiles into places such as Iraq – in favour of fighting the Chinese fleet both above and below the waves.

But the US navy’s top priority is the procurement of a new fleet of giant Columbia-class ballistic missile submarines. The ultimate weapons of mass destruction, designed to deliver a world-destroying second strike in the event that the US is subject to nuclear attack, the Columbia-class ICBM submarines were first projected in 2013. Procurement of the first in class began in 2021 and the navy hopes to build 12 at a cost of $109bn. The submarine-based missiles are one part of the US’s triad of nuclear weapons – alongside heavy bombers from the air and the land-based ICBMs – which began to be modernised under Obama. Analysts put the projected costs of the 30-year programme at $1.5trn. Russia is the only power with anything like the US’s nuclear strength, but the recent detection of new Chinese missile silos has set Washington abuzz.

The Pentagon’s spending programmes are notorious for their cost overruns and dubious results. In the 2000s the army’s effort to develop a generation of robotic vehicles was a $32bn bust. But whether high-tech or old-fashioned, none of the US’s military spending betokens retreat. It is a blueprint for solidifying the nation’s role as the hyper-power of the 21st century.

This spending is also tied to a militarisation of US economic policy of a kind not seen even during the Cold War. To counter China, the US national security establishment has embraced a novel ambition to reshape the global economy. Chinese components are to be removed from the supply chain and Chinese investment purged from Silicon Valley. CIA- and Pentagon-backed venture capitalists are offering seed-funding for promising high-tech recruits to the military-industrial complex.

The White House, meanwhile, requires every major corporation in the US to raise its cyber defences. In a digital world, the real measure of the US’s sway is not the desperate scenes in Kabul, but the humbling of China’s 5G champion Huawei or the suasion exercised on the Dutch firm ASML in order to ensure it only delivers its highly specialised chip-making equipment to customers that are approved of by the US government. For American strategic planners it is easier to imagine reorganising the global high-tech economy than it is to contemplate the US losing its status as undisputed hegemon.

(...)

When intellectual reformers in the Pentagon began pushing their campaign for high-tech global war in 2012, they chose the mysterious moniker of the third offset to evoke the folk history within the American military of two earlier moments of rebirth, each following a great, shuddering shock.

The first technological great leap forward came after the Korean War in the 1950s, when America adopted a complex array of tactical nuclear weapons. The second was after Vietnam, when the US embarked on the transformation that led to the revivified army of the 1980s, equipped with a new generation of weapons, a more sophisticated doctrine of warfare and concepts such as AirLand Battle, which emphasised Blitzkrieg-style coordination between land and air forces.

(...)

The third offset was launched in 2014 to re-energise American militarism, to redirect it from the quagmire of counter-insurgency and to focus its awesome power on more significant historical objectives. Since then that reorientation has become ever more purposeful. The coincidence of the Taliban victory in Afghanistan with the 20th anniversary of 9/11 is painful, but it does nothing to put in question this shift. Far from exiting the world, the US security establishment is committing staggering resources to confronting what it takes to be its principal 21st-century antagonist: China.

(...)  "

https://www.newstatesman.com/long-read/2021/09/the-new-age-of-american-power

terça-feira, 14 de setembro de 2021

A Invasão do... Híbrido e seu "ismo"

"Híbrido" e alguns derivados (como "hibridismo") são, em Portugal, "a" palavra deste ano de 2021. Do terrorismo e do crime organizado às muito cultas e sofisticadas questões de género, passando pelos peixes, pela moda, pela música, pela guerra, pela política, pelo ensino, pelo trabalho, pelos automóveis e até pelas bicicletas, o "híbrido" invade todos os campos... E começa a querer impor os seus "ismos".



sábado, 4 de setembro de 2021

Causas, consequências e significado da saída do Afeganistão... Que fazer?

A retirada americana do Afeganistão foi um naufrágio que confirmou, mais uma vez, como Camões tem razão: um fraco rei faz fraca a forte gente.

Biden revelou-se um fraco rei. A execução da manobra de retirada foi um desastre que fraca fez a forte gente. Esta "árvore" (a triste manobra de Biden) não deve, porém, impedir-nos de ver a "floresta" (o quadro estratégico em que esta retirada acontece).


É, por isso, muito aborrecido e cansativo todo o “bombardeamento” de litanias pacóvias à volta do assunto, de "análises" que são, de facto, banalidades ideológicas, discursatas normativas e vagamente moralóides, narrativas lineares e residuais das velhas políticas do século passado e tretas quejandas. Até o Papa não soube conter-se e veio meter uma "colherada" de moralismo terceiro-mundista...!

Esta retirada (há várias anos programada) assinala o fim de uma época marcada pela decisiva influência do "trotskismo de direita" e seu "state building" na política externa americana e o regresso a um realista "back to the basics" da geoestratégia americana.

E, sobretudo, assinala a passagem de um quadro estratégico de "war on terror" para um outro, bem distinto, de afrontamento dos "great powers" numa "unrestricted-warfare".

Porém, saber o que isto significa e que possíveis consequências permite exige conhecimento, inteligência e "intelligence", adequadas "grelhas de leitura" e domínio teórico dos quadros estratégicos. Todo um conhecimento, portanto, muito para além das banalidades e narrativas ideológicas e moralóides…

Com esta saída do Afeganistão, os USA abandonam, definitivamente, quadros do século XX, suas problemáticas e outras "distrações" e entram no novo mundo da grande questão do século XXI: a disputa implacável, entre os USA e a China, pela hegemonia no novo sistema global em emergência...

Vêm aí grandes mudanças! E é entender que mudanças podem ser essas e como nos irão afectar é o que importa perceber e procurar antecipar.

Nada disto impede que os americanos e todos os ocidentais continuem a apoiar o Afeganistão. A ajuda mais urgente será a de fornecer - já - o necessário à Frente da Resistência Nacional de Ahmad Massud...

sexta-feira, 27 de agosto de 2021

Afeganistão: O Desastre Biden

"Um fraco rei faz fraca a forte gente" (A soft king makes a valiant people soft). Nós sabemo-lo, pelo menos, desde que Luis de Camões o escreveu. Os nossos amigos americanos descobrem-no agora e da pior maneira com Joe Biden. Um Joe Biden que tenta tapar o sol com uma peneira de mentiras e é desmentido, na praça pública, até pela normalmente silenciosa CIA! 

Sobre as várias desculpas inventadas por Biden, diz Kori Schake, na insuspeita Foreign Affairs:

"None of those things are true—and Biden knows it. His cynical defense of a failed policy and its inept execution are only adding to the damage caused by this catastrophe. (...) But none of that reduces the unnecessary damage that Biden has inflicted on Afghans, on U.S. allies, on his own broader foreign policy agenda, and on American power. The Biden team made costly choices and is counting on public apathy to prevent any political blowback at home, even calculating that the horrifying images of Afghans desperate to flee the country will eventually benefit the president politically. Reputations matter in international politics, and the Biden administration has just earned a bad one."

Em síntese, após Biden, God bless América... que bem o precisa!

https://www.foreignaffairs.com/articles/afghanistan/2021-08-25/roads-not-taken-afghanistan


sábado, 21 de agosto de 2021

“Para Melhor Conhecer A Geopolítica Brasileira”, pelo Coronel Mauricio França

Apresentação do editor brasileiro:

O livro "Para melhor conhecer a geopolítica brasileira" convida o leitor à compreensão dos pilares do pensamento nacional que têm, em certa medida, servido de base para a tomada de importantes decisões em nossa república. A importância de se transferir a capital federal para o interior, a necessidade de integrar a Amazônia e o posicionamento do Brasil na crise das Malvinas são exemplos de temas claramente ligados aos pensadores nacionais da geopolítica.

 


Apresentação da "Conflits", revista francesa de geopolítica:

Officier de l’armée brésilienne, étudiant à l’École de guerre en France, Mauricio França a publié un ouvrage synthétique présentant les principaux penseurs de la géopolitique brésilienne. Un ouvrage bref et dense qui permet d’entrer dans un courant de pensée très peu connu en France mais très influent au Brésil.

Conflits vous propose des recensions d’ouvrages parus à l’étranger et non encore traduits en français afin de comprendre les débats intellectuels qui s’agitent à l’extérieur de nos frontières. Hervé Théry a rédigé la préface de cet ouvrage et propose ici une recension pour Conflits.

L’auteur, le lieutenant-colonel Mauricio Aparecido França est un officier d’infanterie de l’armée brésilienne. Après avoir suivi le cursus de l’École de commandement et d’État-major de l’Armée de terre, à Rio de Janeiro, il a intégré l’École de guerre à Paris en 2017-2018. Au cours de cette année, il a aussi obtenu un master à l’École Pratique Hautes Études (EPHE) en menant des recherches sur l’évolution de la pensée géopolitique brésilienne. À son retour au Brésil il a eu des fonctions à l’État-Major, à Brasília, et depuis décembre 2019 il commande le 5e Bataillon d’Infanterie Légère, unité d’élite aéromobile.

L’idée de ce livre[1] est née au cours du master de Mauricio França, lorsqu’il a constaté que « nos auteurs sont inconnus de l’écrasante majorité des universitaires en Europe ». Il a alors décidé de combler cette lacune et de produire « une analyse approfondie des travaux considérés comme les plus représentatifs parmi les auteurs considérés comme responsables de l’introduction et de la construction d’une telle école », la géopolitique brésilienne.

A lire aussi : Le Brésil, pays du futur : jusqu’à quand ?

L’ouvrage porte l’empreinte de cette genèse française. On évitera de mentionner ici que le patronyme de l’auteur semblait destiné à étudier dans la patrie de Descartes, mais on peut noter qu’il a bien assimilé les modes de pensée propres à ce pays, et citer un autre auteur de la même période, Nicolas Boileau (1636-1711) qui disait « ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement / Et les mots pour le dire arrivent aisément » (Art poétique, Chant I, v. 153-154).

En effet, le livre de Mauricio A. França est d’une admirable clarté et se lit facilement, même s’il est probable que les mots ne sont pas venus à la plume de l’auteur (ou plutôt à son clavier) aussi facilement, et qu’il a dû suivre d’autres conseils de Boileau : « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage / Polissez-le sans cesse et le repolissez / Ajoutez quelquefois, et souvent effacez », pour arriver à ce texte clair et concis. Ce faisant, Mauricio França a sans aucun doute atteint son objectif, « servir de source de référence rapide aux chercheurs sur le sujet ».

Une référence sur la géopolitique brésilienne

Une autre marque française possible est l’insistance de l’auteur à établir une séquence logique entre les idées et les chapitres, ce qui est une habitude – pour ne pas dire une manie – bien française : « Les auteurs analysés ici sont décrits d’une manière qui permet une séquence logique. de leurs théories » et « il a été possible d’identifier l’enchaînement des idées entre les auteurs dans une construction claire de la pensée ».

Le corps du livre est donc formé par l’analyse du travail de cinq auteurs qui forment une véritable « école de pensée » : Everardo Backheuser (1879-1951), Mário Travassos (1891-1973), Golbery do Couto e Silva (1911-1987), Carlos de Meira Mattos (1913-2007) et Therezinha de Castro (1930-2000). Tous ont apporté de précieuses contributions à la construction de la géopolitique brésilienne, sur des sujets aussi importants – et actuels – que la cohésion interne du pays, la souveraineté brésilienne en Amazonie, le transfert de la capitale et le réseau de transport, thèmes qui, selon l’auteur, jusqu’à aujourd’hui, « sont des sources permanentes de préoccupation au Brésil ». Par exemple, Backheuser, pensant à l’ordonnancement territorial du Brésil, a suggéré, selon Mauricio França, « une réorganisation des unités fédératives dans le but d’affaiblir le pouvoir oligarchique de plusieurs États […]. De plus, il a défendu le transfert de la capitale du pays vers l’intérieur », bien avant la construction de Braslia, estimant que « théoriquement le meilleur endroit dans une capitale est le centre du pays ».

Mário Travassos, Golbery do Couto e Silva et Carlos de Meira Mattos, qui ont en commun d’avoir été membres du Corps expéditionnaire brésilien (FEB) en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, ont également apporté des idées fertiles : les « antagonismes » géographiques de l’Amérique du Sud. , le « triangle économique de l’Amérique du Sud », entre les villes boliviennes de Cochabamba, Santa Cruz de la Sierra et Sucre, l’importance de l’Amazonie comme zone stratégique, la définition de cercles prioritaires pour un Brésil qui cherche à s’affirmer comme puissance mondiale. Therezinha de Castro, qui a travaillé pendant 27 ans au Conseil National de l’Institut brésilien de Géographie et de Statistique (IBGE) avant de rejoindre l’École supérieure de guerre, a ajouté une vision originale de l’Antarctique et la thèse de la triangulation des îles de l’Atlantique Sud, qui fait d’elle « la plus importante penseuse brésilienne des mers du XXe siècle », ce qui « a influencé la position du Brésil en faveur des Argentins dans le conflit des Malouines de 1982 ».

Des penseurs influents au Brésil

L’auteur identifie donc les points communs qui marquent la construction d’une pensée véritablement nationale, en soulignant dans ce contexte le rôle des militaires, dont les idées sont encore présentes à ce jour. La lecture de son livre permet de comprendre la formation de personnalités de la scène politique nationale, qui ont été formées sous l’influence directe de la géopolitique, puisqu’une bonne partie du premier niveau du gouvernement a été formée à l’Académie militaire des Agulhas Negras. Certains ont en outre fréquenté l’Escola Superior de Guerra, véritable berceau de la pensée géopolitique brésilienne, où l’influence française était si forte qu’elle était souvent surnommée « A Sorbonne ».

A lire aussi : Pas de puissance brésilienne sans agriculture

En puisant dans les grands courants de pensée antérieurs, l’allemand (déterministe), le français (possibiliste), l’anglo-saxon (au carrefour des deux autres) et sur d’autres sources, comme Arnold J. Toynbee (mise en perspective et théorie des « défis et réponses »), ils (et elle) ont réellement construit un cadre théorique capable de prendre en compte les atouts du Brésil, selon l’auteur : « sa dimension géographique qui lui confère une grande variété de ressources ; sa population, qui représente une énorme force de travail ; sa capacité technologique […] et sa cohésion interne ». Ce qui, selon Mauricio A. França, « étaient des facteurs qui justifiaient l’optimisme des auteurs ».

Leur optimisme doit être – pensons-nous – partagé par Mauricio França, on le pressent malgré la discrétion qu’il garde tout au long du livre. Cette hypothèse nous semble confirmée par les dernières lignes de l’ouvrage : « Certes, de nouveaux auteurs continueront cette chaîne d’idées, améliorant des concepts déjà figés et dépassant de loin leurs prédécesseurs. L’avenir du Brésil est arrivé ! ». Il prend ici le contrepied d’une citation, « Le Brésil, un pays d’avenir et qui le restera longtemps », dont l’origine est tantôt attribuée à Georges Clemenceau, tantôt à Charles de Gaulle, et souvent citée au Brésil. À la lecture de son livre, qui montre que les auteurs qu’il cite ont trouvé un successeur digne d’eux pour poursuivre la réflexion géopolitique sur le Brésil, on ne peut qu’être d’accord.

 

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Trump, 17.06.2025